PHOTO ET VIDEO, la sécurité

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PHOTO ET VIDEO


La sécurité

 


La prise de vue sous-marine demande au plongeur d’être attentif à sa sécurité en respectant les règles communes à la plongée. Il doit avoir un minimum d’autonomie et savoir gérer les différents paramètres de son immersion afin de ne pas se mettre en danger. Concentré sur sa recherche de sujets, les réglages de son appareil et la composition de ses images il peut, s’il ne prend pas garde, oublier facilement certains éléments essentiels de sécurité.


 

L

a palanquée idéale pour un photographe ou un vidéaste est d’être en binôme avec un plongeur sans appareil. Celui-ci fera office de chef de palanquée, assurera la sécurité de la palanquée et gérera l’orientation, l’autonomie en air, la profondeur et la durée de la plongée.

Le photographe devra néanmoins contrôler sa réserve en air régulièrement et rester proche de son binôme pour pouvoir communiquer avec lui. Si 2 photographes plongent ensemble, il faudra qu’ils soient très attentifs pour ne pas se perdre et devront définir des paramètres de plongée avant la mise à l’eau et contrôler régulièrement leurs instruments respectifs (manomètres, ordinateurs).

Un ordinateur à gestion d’air est le compagnon idéal du plongeur photographe. Pour réaliser de belles images, le plongeur a tendance à se mettre en apnée régulièrement pour approcher la faune sous-marine et ne pas l’effrayer avec le bruit de sa respiration et l’échappée de ses bulles.

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En profondeur, il devra limiter les apnées pour éviter le risque d’essoufflement et près de la surface (dans les 10 premiers mètres), il faudra qu’il se méfie de la surpression pulmonaire lorsqu’il suivra un poisson pour lui tirer le portrait. Le plongeur devra aussi être attentif à son environnement pour ne pas dégrader le milieu et risquer de se faire mal.

Une bonne stabilisation à l’aide de son gilet lui évitera de se vautrer lamentablement sur le fond et un palmage adapté lui permettra de ne pas soulever des nuages de particules qui viendront dégrader la qualité de ses images. L’utilisation d’une petite baguette rigide est bien utile pour prendre appui sur une minuscule surface et se stabiliser sans avoir besoin de poser la main sur le substrat.

Enfin, le plongeur doit être conscient de l’encombrement et du poids de son matériel de prise de vue afin d’ajuster son lestage, savoir réagir dans le courant et ne pas s’accrocher ou endommager son matériel lors d’une pénétration dans une épave.

 

Lorsque le photographe prend des images de minuscules sujets, en macrophotographie très près du fond, il n’est pas rare que la main qui tient l’appareil frôle un corail ou un hydraire urticant.
La sanction est immédiate, apparition de rougeurs sur la peau et de démangeaisons.

Pour désinfecter et atténuer la douleur, dès la sortie de l’eau, l’astuce consiste à pulvériser du vinaigre blanc sur la blessure. Si les symptômes persistent, utilisez une pommade adaptée (voir avec un médecin) ou quelques gouttes d’huile essentielle de lavande si vous êtes adepte de la médecine bio.

magazine Chercheurs d’Eau n° 52 / p. 10 / janvier- février-mars 2017

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